Skip to content

Le projet

Le projet éolien du Moulin de Pierre Solain, composé de 5 aérogénérateurs d’une hauteur totale de 150 mètres en bout de pales, est le résultat de 3 années d’étude. Le choix de cette configuration, associées aux mesures de réduction et de compensation mises en œuvre permettent une intégration et une compatibilité du projet dans l’environnement étudié.

La zone d'étude

Le site d’implantation a été retenu afin de mettre en cohérence les objectifs de développement de l’énergie éolienne portés sur le territoire du Bessin (le PCAET prévoit 19 éoliennes à l’horizon 2030) et les contraintes d’implantation d’éoliennes sur le département du Calvados.
Au regard des importantes zones d’exclusion recensées pour la construction d’éoliennes, en lien notamment avec l’aéroport de Caen Carpiquet et le radar météorologique de Falaise, la zone du projet constitue un des rares secteurs d’implantation possible pour des éoliennes à cette échelle.

Acoustique

Des mesures acoustiques ont été réalisées au niveau de 11 lieux de vie (voir carte à gauche) pour caractériser le niveau de bruit résiduel (état initial sans éolienne).

Ces mesures se sont déroulées du 24 janvier au 16 mai 2023. Les données récoltées ont été analysées en fonction de la période horaire et des directions de vent.
Ces mesures ont permis de mettre en avant le rôle de la végétation et du trafic routier dans les niveaux de bruit résiduel ainsi que ponctuellement de l’activité agricole.
Le bruit résiduel a ainsi été mesuré pour chaque vitesse de vent, et pour deux directions de vent : sud-ouest et nord-est.

 

Vent

Un mât de mesure de vent, composé d’anémomètres et de girouettes placés à différentes hauteurs, permet une définition précise des caractéristiques du vent présent sur site (puissance, disponibilité, orientation).

Concernant le projet du Moulin de Pierre Solain, un mât de mesure de 101 m de hauteur a pu collecter les données de vent entre le 06 mai 2022 et le 14 mai 2024, date de son démontage.

Naturaliste

L’étude de la faune et la flore a été réalisée par les bureaux d’étude spécialisés Birding Environnement et Alise Environnement. Elle s’est basée sur la prise en compte des données bibliographiques du territoire et la réalisation d’inventaires de terrain entre août 2021 et juillet 2022.

Le site du projet est inscrit dans un contexte de plaine agricole à dominance d’espaces ouverts. Des habitats plus ponctuels liés à des milieux aquatiques/humides, des boisements, des fourrés, des haies, des prairies de fauche, des pâtures et des friches prairiales présentent un intérêt écologique plus notable en raison du rôle
d’accueil (reproduction, recherche alimentaire) qu’ils offrent à la faune (insectes, herpétofaune, mammifères et avifaune).

L’inventaire de la flore sur site a permis d’identifier 130 espèces végétales, toutes très communes. Aucune espèce floristique protégée ou jugée patrimoniale n’a été recensée.

L’étude avifaunistique, menée sur un cycle biologique complet avec 22 passages, a permis d’identifier 92 espèces d’oiseaux, dont 36 patrimoniales en raison de leur statut de conservation. L’activité maximale a été observée durant la migration postnuptiale. Les laridés (Goélands et Mouettes) sont particulièrement présents, se rendant chaque matin depuis la côte vers la déchetterie et les cultures agricoles pour s’alimenter. Les principaux sites de stationnement et voies de passage des laridés ont été évités.
Les protocoles pour les chauves-souris (écoutes actives et automatiques dans divers habitats) ont permis d’identifier 18 espèces, soit 85 % de la chiroptèrofaune normande, toutes protégées au niveau national, dont 11 patrimoniales. L’activité, globalement faible à modérée, est plus marquée près des haies. Le protocole « lisières » montre une diminution de l’activité au-delà de 50 m.

Le projet éolien du MOULIN DE PIERRE SOLAIN se localise au sein de parcelles cultivées. Il n’induit aucun impact direct sur des habitats naturels favorables à la biodiversité. Les principaux secteurs d’enjeux pour la faune ont été évités (zone de transit des laridés et de rassemblement de vanneaux au nord). Les éoliennes seront implantées en dehors des zones d’activité préférentielles des chauves-souris, en recul
des haies du site notamment.